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Ce début d’année inaugurale marque bien davantage qu’une simple rentrée académique :

Elle incarne un changement radical d’axiome pédagogique, un basculement assumé de modèle, aligné avec les nouvelles exigences de la certification à finalité professionnelle enregistrée au R.N.C.P.

Nous avons fait le choix clair de passer d’une approche académique traditionnelle à un apprentissage centré sur le rapport direct à l’objet, la matérialité, l’analyse concrète et l’application immédiate des compétences.

Du 5 au 9 janvier, les élèves de première année ont ainsi ouvert leur parcours par une première semaine thématique d'enseignements (Peinture/Sculpture) dont l’ambition était de mettre les étudiants en contact direct avec l’objet, sa matérialité, ses techniques, son état et son histoire, au plus près des réalités du métier.

La semaine a débuté à l’École du Louvre par une introduction aux méthodes scientifiques d’examen et d’analyse des œuvres :
- imagerie scientifique,
- analyse des repeints
- analyses physico-chimiques,
- outils d’aide à l’authentification et à la compréhension de l’histoire des objets.

Du cours au terrain : observer, analyser, manipuler

Très rapidement, l’enseignement s’est prolongé par des travaux pratiques au Musée du Louvre, permettant :
- l’analyse directe de cadres anciens,
- l’identification des styles, matériaux, techniques et états de conservation.

Au C2RMF, les étudiants ont été confrontés à la matérialité des œuvres :
- sculptures en matériaux inorganiques et organiques,
- peintures de chevalet,
- lecture des altérations, techniques de fabrication, traces d’outils et interventions anciennes.

Chaque atelier a été conçu comme un exercice d’observation, de diagnostic et de restitution.
 

Immersion dans les ateliers et savoir-faire

La formation s’est poursuivie hors les murs :
- au Musée Rodin à Meudon, pour l’étude des plâtres et des pratiques d’atelier,
- à la Fonderie de Coubertin, pour comprendre concrètement la fabrication des bronzes, leurs procédés et leurs implications en matière d’expertise et d’authentification.

Le geste professionnel du commissaire-priseur

La semaine s’est conclue à l’Hôtel Drouot, autour d’ateliers consacrés aux techniques d’inventaire et à l’analyse d’œuvres d’art moderne, en conditions réelles de salle des ventes.

Une semaine fondatrice, exigeante et immersive, qui incarne pleinement le nouveau projet pédagogique : former des commissaires-priseurs capables de regarder, comprendre et décider, en s’appuyant sur une connaissance solide, une méthode rigoureuse et une expérience directe du terrain.

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